Yoga et ouverture des hanches

7 jours pour ouvrir vos hanches

1- Bénéfices

 Sur le plan physique

Travailler pour acquérir une bonne mobilité des hanches est essentielle. Les hanches relient le bas et le haut du corps, c’est un point stratégique pour avoir un dos en bonne santé. Si vos hanches ne sont pas très ouvertes (par exemple, si la position en tailleur vous est inconfortable), alors les pratiques de yoga telle que la méditation ou les pranayama (travail sur le souffle) vous seront difficiles car ces dernières nécessitent un étirement de la colonne afin de permettre une bonne circulation énergétique.

Au-delà de ces pratiques, la mobilité des hanches vous permet une plus grande amplitude de mouvement dans vos autres activités quotidiennes et sportives. Cela procure une détente profonde des muscles de toute la région pelvienne/lombaire et réduit le stress.

Sur le plan émotionnel

La région des hanches est comme un réservoir émotionnel, liée aux muscles psoas qui relie le haut du fémur aux lombaires. Le fait d’étirer toute cette région permet un relâchement profond, une détente, jusqu’à faire parfois remonter des émotions jusque-là enfouies.

Sur le plan énergétique

La région des hanches travaille sur le premier chakra Muladara (la terre, l’ancrage), le 2ème Svadistana (relations avec autrui) et le 3ème Manipura (confiance en soi).

La zone du 1er chakra est aussi liée au premier « Granthi », nœud énergétique, qui est la peur du changement, résistance à la force. Certaines situations « bloquées » dans notre vie peuvent être dues à ce blocage. Une meilleure liberté de vos hanches vous permettra de débloquer aussi « mula bandha » (le verrou énergétique), et vous donnera force physique, émotionnelle et mentale.

2- Recommandations

Il est extrêmement important de trouver l’équilibre entre le travail à fournir et l’écoute attentive de votre corps. Dès que l’on travaille l’articulation des hanches, 2 grandes familles de douleurs peuvent surgir sur :

–         les genoux – Si l’on force trop et que les muscles ne se détendent pas, alors les tendons/ligaments du genoux peuvent tirer. Il faut alors sortir de la posture et la refaire de manière plus douce.

–         le bas du dos – Le psoas étant accroché aux lombaires, s’il est trop tendu, vous pouvez sentir que cela vous tire sur le bas du dos. Il faut alors travailler des contre-postures (chien tête en haut, demi-pont…).

Soyez très patient avec vous-même et en même temps ayez confiance, croyez en vous !

3-  En pratique

Des étirements passifs pendant au moins 30 respirations et un maximum de 5 minutes permettent au corps et à l’esprit de se détendre. Les postures à privilégier pour les étirements passifs sont :

  • Jambes en diamant
  • Papillon (baddha konasana)
  • Pigeon
  • Double pigeon

Ensuite, il y a un travail d’activation à effectuer, avec des postures debout et assises. Il faut détendre les muscles de l’arrière des jambes, puis intérieur des jambes…

Ce travail est plus engageant physiquement.

Si vous souhaitez avoir le détail de toutes ces postures, vous pouvez regarder le PROGRAMME DE 7 JOURS sur ma chaîne Youtube.

Allez-y progressivement et répétez régulièrement les postures qui « bloquent » avant d’arriver au 7ème jour, avant de tenter des postures comme EKA PADA SIRSASANA (posture de la jambe derrière la tête )

L’ESSENTIEL DE L’ASHTANGA YOGA EN 20MIN

Comment pratiquer l’Ashtanga Yoga quand on ne peut pas faire toute la série ou quand le temps nous manque ?

L’Ashtanga Yoga est une pratique engageante, qui demande discipline et rigueur. La 1ère série est longue (1h30 environ), les autres aussi ;).

Comment maintenir sa pratique quand on ne peut pas faire toute sa série? 

  1.  Acceptation – Lâcher l’idée du “tout ” ou “rien”

Il est facile de se dire, bon bah puisque j’ai pas le temps, je ne fais rien.

Essayer de trouver le moment idéal pour vous pour pratiquer. Le matin, avant que la journée ne commence, est plus propice. La maison est calme, le téléphone ne sonne pas, l’esprit est encore disponible et pas pris par le travail.

Si vous avez seulement 5 minutes, utiliser ses 5 minutes pour pratiquer. , sur votre tapis C’est important d’essayer de pratiquer tous les jours, même si tous les jours ce n’est pas une pratique physique. Cela peut être que de la méditation, un exercice de respiration ..

Je vous ai préparé une vidéo de 20 minutes avec l’essentiel de l’Ashtanga Yoga.

Les salutations au soleil

Vous pouvez ne pratiquez que les salutations au soleil et la posture de fin si vous êtes vraiment juste en terme de temps.

Si vous avez plus de temps (30 min par exemple), stoppez la vidéo, et rajoutez 2 salutations au soleil A et jusqu’à 4 salutations au soleil B, puis reprenez.

Les postures debout

Les postures debout travaille la stabilité du corps, l’ancrage. Ces postures sont importantes.

Les postures assises

Ma sélection personnelle, avec les postures que je trouve essentielles à travailler tous les jours, comme le papillon (badhakonasana)

Les postures de fin

Elles permettent de se recentrer, de faire redescendre l’éenrgie et sont très bénéfiques pour le corps.

relaxation finale

A ne pas manquer !

DO OR DO NOT THERE IS NOT TRY . YODA

Faites ou ne Faites pas !

« DO or DO NOT, There is no TRY »

« Je vais essayer »

J’entends cette phrase dans chaque cours. Le fait de dire je vais essayer, c’est déjà se placer dans la situation d’échec.

Est-ce que vous vous dites parfois : « Je vais essayer de faire la vaisselle », non, vous la faites

« Je vais essayer d’aller au boulot », non vous y aller, ça ne veut pas dire que c’est facile, mais vous le faites.

Dans les postures difficiles, c’est facile de se dire : « je vais essayer », essayer 2 ou 3 fois, et de s’avouer vaincu après ces 2 ou 3 essais.

Certaines postures demandent beaucoup, beaucoup de temps, c’est ce que nous disent les yoga sutras

” Sa tu dirghakala nairantarya satkara-adara-asevito dridhabhumih”: On ne devient fermement établi dans une pratique qu’après une assiduité sur une longue période, sans interruption et dans une attitude de dévotion  (Sutra I.14 )

Si nous partons de ce principe, pratiquer sur une longue période, il est déjà clair que une fois, 2 fois, dix fois ou 100 fois, n’a pas d’importance, seule compte la pratique, et non le résultat.

Pour la pratique posturale, c’est la même chose, peu importe que la posture soit « réussie » ou non, le simple fait de faire est l’essence même du yoga.

« Sans interruption », cela signifie aussi que peu importe le résultat. Même une posture « maitrisée » doit être pratiquée, les effets des postures ne sont pas seulement externes (force, souplesse, agilité et mobilité …) mais aussi interne (sur les organes, sur les émotions, sur l’énergie, etc. …)

« Dans une attitude de dévotion », cela signifie de reconnaître la chance qu’on a de pouvoir pratiquer, soit parce que le contexte est favorable (économiquement, socialement,), qu’on a trouvé un enseignement qui nous guide, qu’on a la chance d’avoir un corps en bonne santé. Si nous pratiquons pour des raisons avec une sorte d’obligation de résultat (un physique qui plait plus, pour en quelque sorte affirmer une supériorité physique ou spirituelle), alors nous ne sommes plus dans la dévotion mais dans une sorte de course à la performance.

Donc, pour en revenir à ce mot « essayer », quand nous disons « je vais essayer de faire sirsasana », cela implique qu’il y a une obligation de résultat, et c’est là que je trouve l’ashtanga magique. Bien que notre égo veuille « réussir » la posture, la pratique de l’ashtanga nous ramènera constamment à cet état de pratique avec dévotion, pour finalement calmer l’égo qui veut, qui veut réussir, et le plus vite possible. Non, le chemin spirituel est un chemin, pas une destination, donc en ashtanga , le jour ou votre corps sera à l’aise dans une posture, alors vous pourrez être challengé un peu plus loin, pour repousser ces limites, être toujours sur le chemin, être dans la dévotion.

Jamais vous ne faite la vaisselle, en vous disant, maintenant, c’est bon, je sais la faire, donc je ne la fais plus. Non, vous continuer à la faire, car vous savez que pour que votre cuisine reste propre et rangée, vous devez la faire, c’est pareil avec le yoga.

On n’essaye pas, on fait, bien ou moins bien, avec plus ou moins d’énergie, plus ou moins d’envie selon les jours, mais l’important, c’est de faire, car la pratique du yoga implique la discipline et l’assiduité.

Pour finir je dirais pratiquer pratiquer pratiquer et pratiquer, comme ont dit la réussite est au bout de l’effort…

“Practice, practice, practice and all is coming” P. Jois 

NAMASTE